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Mon numéro dans le désordre - Guillaume Fédou

Mon numéro dans le désordre - Guillaume Fédou

Editions Léo Scheer

 

Présentation de l’éditeur

 

Que se passe-t-il dans l’esprit d’un jeune branché parisien, devenu simple touriste à New York, qui doit faire face à la dépression de sa mère ? Une génération perdue, des restes d’enfance, une fille qu’il n’arrive pas à oublier… Rien de grave mis à part qu’Arthur Ganate, ce Werther des années « French Touch », a l’art de se compliquer l’existence.


Chroniqueur de mode, anti-chanteur de charme et parasite mondain aux velléités littéraires, il erre dans les décombres du siècle dernier avec une nonchalance toute française. New York est à lui, le soleil brille, quand il apprend que deux avions se sont écrasés sur les tours du World Trade Center. C’est le 11 septembre 2001. 
L’Amérique entre en guerre, le sud de Manhattan devient le centre du monde et Arthur en fait partie. Saura-t-il saisir cette chance de changer sa vie tandis que le monde change autour de lui ? Parviendra-t-il à sortir de lui-même et de l’emprise de sa mère pour devenir enfin un véritable adulte et un artiste accompli ?

 

Avis

 

Premier roman de Guillaume Fédou, c’est la couverture du roman qui a attiré mon attention en premier lieu puis vint le résumé du livre.

Arthur Ganate, notre héros, 27 ans, a vécu dans la banlieue bordelaise. Monté à Paris pour devenir chroniqueur au magazine Numéro, il sera remercié quelques années après. De guerre lasse il décide de profiter de ces dernières entrées dans le monde de la mode en l’occurrence une soirée sur la terrasse de l’institut du monde arabe et de s’offrir en petit séjour à New-York avec sa mère, soixante-huitarde, juive, mais dépressive et alcoolo depuis que son mari l’a abandonné pour une fille plus jeune.

 

« […] peu importe, passée une certaine heure, elle ne sait plus ce qu’elle raconte. J’ai d’ailleurs maintes fois menacé Momo de sévères représailles de l’ONU s’il continuait à servir la sorcière yiddish qui passe sa vie à s’en inventer une autre. De toute façon, même si Momo se décidait à m’écouter, Mama trouverait son bonheur autre part, chez un épicier ou à la station-service la plus proche… Une mère en dépression, c’est un job à plein temps ! Comme les pompiers du XIVe arrondissement, que nous connaissons désormais par leur prénom avec Toto, nous sommes toujours en état d’alerte niveau écarlate pour tout ce qui touche à la mother. »

 

Après une soirée bien arrosée, Arthur retrouve sa mère à l’aéroport direction New-York la ville de la deuxième chance. On est en septembre 2001, Arthur est debout, sa mère à demi et New-York plus pour très longtemps. Cette virée sera salutaire pour la « mama » qui reprendra du poil de la bête et une découverte de soi pour Arthur tout ça sur fond d’attentat du World Trade Center.

Ils vivront des aventures abracadabrantes, la mère qui disparaît mais retrouvée au milieu de la chaussée à danser avec un fou, une rencontre avec un rasta et son jardin privé, privée de ses médicaments habituels elle n’aura de cesse de se mettre dans des situations invraisemblables. Quant à Arthur ne regardant que son nombril il ne profitera guère de son escapade. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer, sorties de nuit, tentative de drague, nouvelles connaissances… Même les attentats n’y changeront rien, concentré sur sa personne et sur les frasques et la santé de sa mère il passera à côté de beaucoup de choses.

 

Une narration sans chapitre où les malheurs, les attentes, en un mot les péripéties d’Arthur nous sont exposées de façon tellement amusantes, des répliques à mourir de rire, je me suis réellement amusée en lisant ce livre. Un style clair et joyeux malgré l’horreur et la déception mais aussi le changement que vit notre héros, il y a également de nombreuses références musicales, TV…  qui agrémentent le récit et nous plonge dans un New York que l’on aimerait bien connaître aussi.

C’est mon coup de cœur de ce mois de Juin et vous conseille vivement de vous le procurer au plus vite.

« Pas le temps de m’attendrir qu’une navette me rejette dans les couloirs du RER A ; et c’est un sourire aux lèvres que je peux enfin entrer chez France. »

 

Lu dans le cadre du Challenge Coupe du Monde des Livres

Lu dans le cadre du Challenge Coupe du Monde des Livres

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