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Ormuz – Jean Rolin

Ormuz – Jean Rolin

Présentation

 

Unissant le golfe Persique à la mer d'Arabie, le détroit d'Ormuz voit transiter une part importante du pétrole et du gaz irrigant l'économie mondiale. De temps à autre, l'Iran menace de le bloquer, cependant que les États-Unis y font défiler leurs navires de guerre. En gros, c'est ce que l'on désigne comme une zone de tensions, et comme un enjeu stratégique. Or Wax, un personnage aux contours indécis, a formé malgré tout le projet de le traverser à la nage. Y parviendra-t-il, avec l'aide du narrateur et en dépit de difficultés innombrables, ou bien va-t-il plutôt se noyer dans le détroit, pour finir ?

 

Avis

 

Le détroit d’Ormuz, entre la mer d’Arabie et le golfe Persique, est un lieu stratégique pour l’économie mondiale de part le transit important d’hydrocarbure représentant une part belle de la production mondiale, une véritable source de tension entre l’Iran, le sultanat d’Oman et les Emirats arabes unis.

 

Une tension qui n’oppresse en aucune façon Wax, personnage flou, alcoolo et assez mythomane, dont le projet farfelu de traverser ce détroit à la nage sera « supervisé » par le narrateur. Pour cela, celui-ci sera en charge des repérages sur les eaux et sur les deux rives, tachant de prendre contacts avec des personnages divers tant politique, militaire que de simples pêcheurs. Et pour la gloire de cet aventurier fou pourquoi ne pas tenir une chronique même si ce projet paraît « incompatible avec son âge et sa condition physique ».

Et chose assez curieuse on n’en sait guère plus sur cet individu jusqu’au moment où il disparaît et que le narrateur débarque dans la chambre d’hôtel de Wax sur l’île d’Hengham pour faire l’inventaire de ses affaires.

 

Je ne vais pas jouer à la spécialiste en géo-politique, ni même à l’économiste avisée car dans ce récit tortueux nous passons d’une île à une autre dans un décor aux paysages fascinants et sous une chaleur accablante. Le narrateur nous détaille le panorama du détroit d’Ormuz, ses courants marins et les navires de guerre si attardant.

 

« Une étendue d’eau apparemment sans limite, dont la coloration varie depuis le blanc laiteux, là où la mer se brise, au pied de la falaise, jusqu’au vif-argent là où elle disparaît, dans une brume scintillante due à l’évaporation, aux particules de sable en suspension dans l’air ou à Dieu sait quoi d’autre »

 

Il a fallu m’accrocher un peu avant d’arriver à suivre le fil du récit comme celui de l’eau, j’ai eu cette impression de lire un essai sur l’importance du détroit d’Ormuz entremêlée à une histoire improbable et rocambolesque dont on aura finalement que peu de détails. Il est lu mais je ne m’y risquerais plus.

 

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