Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La fiancée était à dos d'âne - Vénus Khoury-Ghata

La fiancée était à dos d'âne - Vénus Khoury-Ghata

Présentation

 

Deux jours à dos d’âne pour trouver la fiancée idéale. Jambes et bras épilés, mains teintes au henné, une fille à marier doit ressembler à un miroir. Chacune espère être l’élue et partir vivre en ville. Le désert est fait pour les hommes, leur regard croit voir des oasis avec des palmiers lourds de fruits quand les femmes ne voient que du sable sur du sable. Un regard circulaire a suffi au rabbin pour trouver l’élue. Il choisit Yudah pour son nom, une contraction de Yahuda, et pour ses yeux baissés lorsqu’il l’a regardée. Toute femme est belle pour le rabbin du moment qu’elle n’est ni manchote ni borgne.

 

Yudah est une jeune fille juive du désert algérien. Le jour où le rabbin Haïm la choisit pour être la nouvelle épouse de l’Émir Abdelkader, sa vie bascule. Yudah rêvait de palais mais se retrouve dans un campement de tentes balayé par le vent. Occupé sur d’autres fronts, l’Émir, lui, demeure invisible. Bientôt Abdelkader rend les armes : il est débarqué avec ses généraux à Toulon pendant que le reste de ses fidèles est envoyé sur l’île Sainte-Marguerite. Yudah est de ce voyage. C’est donc en France qu’elle poursuivra sa quête, inlassablement, à la recherche d’un époux qu’elle n’a toujours pas vu... Le destin merveilleux de la jeune fille du désert se réalisera-t-il ?

« Les mots changent de sens quand ils sont sur le papier. L’encre les rend tristes »

Avis

 

Algérie.1835. Yudah jeune fille de la tribu Qurayzas est choisie par le rabbin Haïm pour être offerte comme épouse juive à l’émir Abdelkader en échange de sa protection. Elle est donc destinée à quitter le désert, sa tribu et son bien-aimé son cousin Daoud pour rejoindre les rangs du harem, pour protéger ce qui reste des juifs dont la plupart ont été massacrés à Mascara en 1835.

Les temps sont troubles et l’émir Abdelkader est le seul à encore résister aux français, il n’a donc pas le temps de se préoccuper de présents qui lui viennent et encore moins de rencontrer une jeune fille devenue sans qu’il le sache sa nouvelle fiancée. Elle arrive au campement où personne ne l’attend, s’aperçoit que l’émir est retenu loin des siens. Son rêve de palais et de belle vie s’évanoui.

La tribu de l’émir est quant à elle arrachée à sa terre et abandonnée sur l’île Sainte-Marguerite (en Méditerranée) où la survie dans ce climat hostile est pénible, vivant difficilement et mourant un par un.

Yudah, boudée par la tribu de l’émir,  échappera de peu à un viol et sera recueillie par les sœurs et rebaptisée Judith. Son avenir sera sauvé par la venue d’un peintre réclamant sa fiancée Cécile entrée dans les ordres, les sœurs lui confiront Yudah-Judith

Son but : retrouver l’émir où qu’il se trouve.

 

Voilà pour le côté romanesque du récit, le reste est un peu plus invraisemblable. Notre « héroïne » rencontre bientôt Victor Hugo, finit par retrouver son cousin Daoud comme par enchantement sur les bords de la Seine et se retrouve sur les barricades prête à en découdre avec la monarchie.

Le début du roman est très beau, coloré et enchanteur mais la suite est franchement bâclée, les évènements sont tordus, le personnage de Yudah manque de finesse, de profondeur. Les mots poétiques de l’auteure sauve un peu le récit, c’est beau, ça fait rêver mais je ne suis arrivée au bout que par curiosité, en même temps 159 pages ça se lit très vite donc pas de regret.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article