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J’ai laissé mon cœur dans les brumes d’Edimbourg - Carolina Lozano

J’ai laissé mon cœur dans les brumes d’Edimbourg - Carolina Lozano

Editions Bayard Jeunesse

 

Présentation

A dix-sept ans, il paraît qu'on n'est pas normal si l'on passe ses soirées dans la bibliothèque de son lycée. Pourtant, je ne suis pas la seule à aimer étudier dans l'enceinte du prestigieux lycée d'Edimbourg, cette antique bâtisse peuplée d'ombres et de mystères. Car aujourd'hui, dans la salle de lecture, j'ai aperçu le plus beau garçon du monde plongé dans un vieux livre. Grand, la peau claire, il ressemblait à l'un de ces guerriers celtes que toute l'Europe redoutait au Moyen Age.

Or, en prêtant à ce garçon des origines aussi lointaines, je ne me suis pas trompée...

J’édifie avec soin un petit amoncellement de cailloux semblable à ceux qu’on voit un peu partout dans ce pays. Je suppose que je ne suis pas la seule à adhérer à ces croyances. D’autres que moi les mettent peut-être en pratique pour satisfaire leurs goûts morbides, sans se douter qu’ils emprisonnent parfois un défunt dérangeant.
Je pose la dernière pierre sur mon œuvre, qui me rappelle en miniature les pyramides humaines exécutées par des acrobates pendant les fêtes, en Catalogne.
- Pourvu que ça marche, murmuré-je
J’attends, puis une sorte de grognement furibond s’élève quelque part dans la forêt. Si cette méthode se révèle infructueuse et ne fait qu’attiser la colère d’Alar, je pense que je n’ai plus longtemps à vivre.

Avis

 
Liadan, jeune espagnole de 17 ans, dont les parents sont anthropologues sont mort dans un accident d’avion, suit des études dans un prestigieux château d’Edimbourg transformé en lycée, grâce au directeur de l’établissement qui était un ami des ses parents. Timide, elle n’a qu’une seule amie Aith qui étudie avec elle et son cousin Keir.
 
Si tu lis ces pages, cela signifie que je ne fais plus partie du monde des vivants. C’est drôle, car je suis pourtant là. Je n’ai jamais été le genre de fille à tenir un journal, mais, après ce qui m’est arrivé, j’ai décidé de laisser des notes détaillées […] pour aider les psychiatres à mieux cerner ma folie. Peu importe. Sache que, si tu me lis, c’est que je n’écrirai plus jamais la moindre ligne
 
Le roman débute sur ces mots, c’est le journal intime d’une jeune fille morte dans le château il y a quelques années et trouvé dans la bibliothèque où Liadan passe beaucoup de temps. C’est dans cette bibliothèque qu’un jour elle fait connaissance avec Alar, jeune homme dont la beauté et le comportement la trouble. Et pour cause il est mort voilà bien des décennies, pour couronner le tout elle est la seule à pouvoir le voir, le toucher et lui parler. Et ceci va lui apporter bien des problèmes car si elle le voit lui, elle voit aussi les autres fantômes, et tous ne sont pas aussi gentils qu’Alar. Liadan vit son amour,  insouciante du danger qu’elle fait courir à son entourage et à elle même.
 
Aith cesse de danser et me prend le bras. Je dois être blême. Je lui réponds que tout va bien et continue de m’agiter sur la piste pour ne pas l’inquiéter, mais tente de surveiller du coin de l’œil la tache blanche et éthérée qui progresse dans la pénombre. Penser qu’elle m’a suivie depuis Crichton m’atterre.
Il n’y a pourtant aucun doute : elle est ici pour moi. Je m’incline légèrement en la sentant bouger à mes côtés. Elle m’épie. Je continue de danser sans détacher les yeux du sol, épouvantée, désirant plus que tout qu’Alar soit ici. Je suis entourée de gens, mais personne ne peut m’aider. Je me sens seule et sans défense. L’apparition rôde à quelques mètres, je vois sa robe blanche tournoyer dans mon champ de vision, je suis persuadée qu’elle est passée au travers du corps de mes amis, mais je n’ose pas lever la tête.

 

A la lecture de la présentation de ce roman jeunesse je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai trouvé dans ses pages. Une belle surprise donc et pas seulement due à l’originalité du récit mais aussi à l’ambiance que l’auteur installe sans que ce soit effrayant pour autant (roman jeunesse oblige), j’ai été captivé par l’histoire de Liadan et d’Edimbourg en particulier, de ses mythes et mystères (ville que je rêve d’aller visiter).

Peu d’action mais beaucoup de mystère permettant une lecture très rapide, on s’imprègne très vite de l’histoire et il devient nécessaire d’en connaître à tout prix le dénouement et rapidement, si rapidement que le soir même c’était fait … oui je n’ai pas pu résister.

Revenons donc à l’essentiel. Il en ressort une profonde amitié entre les personnages et un amour au-delà de la vie et de la mort qui ont donné beaucoup de charme au récit.

Je ne me suis pas du tout ennuyée à la lecture de ce roman pourtant réservé aux adolescents, et la nouvelle collection Sublime Idylle des Editions Bayard promettent de jolis moments de lecture.

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