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Blog en travaux !

La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi… - Rachel Joyce

La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi…  - Rachel Joyce

Présentation

 
Il était juste parti poster une lettre.
Mais c’est mille kilomètres qu’il va parcourir à pied.
Un roman inoubliable qui a conquis le monde entier.
« Je suis en chemin, attends-moi. Je vais te sauver, tu verras. Je vais marcher, et tu vivras. »
Harold Fry est bouleversé par la lettre qu’il reçoit de Queenie Hennessy, une ancienne amie qui lui annonce qu’elle va mourir.
Alors que sa femme, Maureen, s’affaire à l’étage, indifférente à ce qui peut bien arriver à son mari, Harold quitte la maison pour poster sa réponse. Mais il passe devant la boîte aux lettres sans s’arrêter, continue jusqu’au bureau de poste, sort de la ville et part durant quatre-vingt-sept jours, parcourant plus de mille kilomètres à pied, du sud de l’Angleterre à la frontière écossaise.
Car tout ce qu’Harold sait, c’est qu’il doit continuer à marcher.
Pour Queenie.
Pour son épouse Maureen.
Pour son fils David.
Pour nous tous.

Il avait toujours été trop anglais ; autrement dit, il se trouvait ordinaire. Manquant de relief. Les autres connaissaient des histoires intéressantes ou avaient des questions à poser. Il n’aimait pas poser de questions, parce qu’il n’aimait pas offenser. Il mettait chaque jour une cravate, mais il se demandait parfois s’il ne s’accrochait pas à un ordre ou à un ensemble de règles qui n’avaient jamais vraiment existé.

 
Avis
 
Roman rafraîchissant et pleins de bons sentiments c’est ce dont j’avais besoin après ma dernière lecture. Me voilà le nez plongé sur le parcours d’Harold.
Harold vit avec sa femme Maureen dans la routine de sa retraite, aucune effusion, pas de voyages, ils font chambre à part. Quelque chose les a séparés il y a longtemps.
Un mardi il reçoit une lettre d’une ancienne collègue de travail avec qui il partagea beaucoup, Queenie Hennessy. Celle-ci après avoir été renvoyée disparue tout simplement, jusqu’à ce jour, jusqu’à cette enveloppe où l’adresse est écrite d’une main tremblante, une lettre de Queenie qu’il n’a pas revu depuis 20 ans.

Il savait qu'il n'avait rien à craindre pour ses confidences. Il était sûr que s'il lui disait des choses dans la voiture, elle les garderait au chaud parmi ses pensées, sans porter de jugement ni s'en servir contre lui à l'avenir. Il supposait que c'était ça, l'amitié.

 

Une lettre d’adieu, elle est très malade, un cancer la ronge.
Décontenancé par la nouvelle, il souhaite lui écrire un mot et filer la poster avant la prochaine levée, sauf qu’arrivé devant la boîte postale, il hésite et avance jusqu’à la suivante, puis la suivante, et la suivante, et même devant le bureau de poste la lettre ne quitte toujours pas ses mains. S’arrêtant pour manger quelque chose il parle avec une jeune fille et à cet instant il sait ce qu’il doit faire : avertir Queenie qu’il arrive, qu’il va traverser la moitié de l’Angleterre pour lui dire au revoir, il faut qu’elle l’attende, il arrive … à pieds.
Il va marcher et elle restera en vie.
 
Il entame donc son « pèlerinage » chaussé de chaussure de bateau, vêtu d’une chemise et d’une cravate, même s’il n’est pas très sportif il se lance dans l’aventure contre l’avis de sa femme. Il découvrira des paysages paisibles, des personnes attachantes que la vie n’a pas épargnée non plus et parfois très bizarres, fera le point sur sa vie, se remémorera des instants douloureux de sa vie.

Il avait appris que chez les autres, c'était cette petitesse qui l'émerveillait et l'attendrissait, et aussi la solitude que cela impliquait. Le monde était constitué de gens qui mettaient un pied devant l'autre; et une existence pourrait paraître ordinaire simplement parce qu'il en était ainsi depuis longtemps. Désormais, Harold ne pouvait plus croiser un inconnu sans reconnaître que tous étaient pareils et que chacun était unique; et que c'était cela le dilemme de la condition humaine.

 

Sa marche pour la vie se déroule bien, il prend conscience de ce qui la distance apparue entre lui et sa femme au fil des années, se perd dans ses pensées puis se retrouve, marche en solitaire puis flanqué de « suiveurs » qui le dépossède de son but. Il hère, se trompe de chemin, il est démoralisé mais se reprend très vite grâce à sa femme Maureen à qui il téléphone souvent, elle suit sont parcours avec le voisin Rex.

 

Harold ce personnage insignifiant qui reprend confiance en lui, devient un autre en redonnant un sens à sa vie. Maureen sa femme qui grâce à cette aventure retrouvera celui qu’elle  aimé et ouvrira les yeux sur un passé qu’elle a occulté.

Tandis qu'elle se dirigeait vers le quai, la vérité lui apparut, aussi lumineuse qu'un fanal trouant l'obscurité. Si elle était restée avec Harold durant toutes ces années, ce n'était pas à cause de David. Ce n'était même pas parce qu'elle était désolée pour son mari. Elle était restée parce que, même si elle se sentait seule à ses côtés, le monde aurait été encore plus désolé sans lui.

 
87 jours de voyage qui se lisent si rapidement, des secrets dévoilés font toute la lumière sur la vie de ce couple sans histoires, des pages faites de bonheur et d’espoir. Un conte sur le changement, le renouveau, l’amour.
Même si j’ai eu du mal à me plonger dans l’histoire, passé les 10 premières pages on pénètre dans la campagne anglaise avec plaisir, les rencontres d’Harold et qui l’aideront à se retrouver deviennent le centre du roman. Les personnages sont certes stéréotypés mais c’est ce qui rend ce roman si léger malgré le message douloureux qu’il fait passer.
A lire si ce n’est pas encore fait.
Rentrée littéraire 2012

Rentrée littéraire 2012

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