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Les lauréats ont été désignés, les prix décernés.

 

Le prix Médicis est revenu à Antoine Volodine pour son roman Terminus radieux publié aux éditions du Seuil.

Taïga sombre et immense, steppes infinies… La scène se passe d’abord après l’irradiation complète de la Sibérie et l’écroulement de la Deuxième Union soviétique, puis des siècles plus tard. La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d’inquiétantes princesses s’obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s’est enfoncée sous terre. Solovieï, le président du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance : vie et mort, amour éternel, renaissance. Assisté par l’immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes qui ont atterri là. Non loin du kolkhoze passe une voie ferrée où circule un unique convoi, toujours le même. Prisonniers et militaires cherchent en vain le camp où leur errance prendra fin. Mais, là encore, Solovieï ordonne l’histoire. Il leur faudra attendre des milliers d’années pour que s’éteigne sa présence dans leur cauchemar.

Dans la catégorie étranger, c’est le roman de Lily Brett, Lola Bensky publié aux éditions La grande ourse, qui a été récompensé.

Le nouveau roman de Lily Brett, très autobiographique, raconte l’histoire captivante et drôle d’une jeune journaliste de rock un peu naïve qui, lorsqu’elle n’interviewe pas Mick Jagger ou Jimi Hendrix, pense au prochain régime alimentaire qu’elle va suivre.

C’est un émouvant hommage à tous ces génies du rock des années 60 et 70 qui ont marqué la mémoire collective de sonorités indélébiles.

Mais c’est surtout un destin : celui d’une femme, fille de rescapés de la Shoah, qui se bat contre ses fantômes avec humour, tendresse et générosité.

Côté essai, le prix a été décerné à Frédéric Pajak pour son ouvrage Manifeste incertain 3 publié aux éditions Noir sur blanc.

C’est l’époque de la « drôle de guerre ». L’écrivain et philosophe Walter Benjamin vit à Paris depuis plusieurs années. Mais en 1939, comme tous les ressortissants allemands, il est interné dans un camp de « travailleurs volontaires » à Nevers. Libéré après deux mois et demi grâce à l’intervention de plusieurs amis, il regagne Paris jusqu’à l’arrivée des troupes de la Wehrmacht. Il s’enfuit, et commence pour lui une errance dans le Midi, d’abord à Lourdes, puis à Marseille, d’où il tente en vain de s’embarquer pour les États-Unis. Son périple se poursuit dans les Pyrénées, jusqu’au poste-frontière espagnol de Port-Bou où, menacé d’être livré à la Gestapo, il se donne la mort.

 

Tag(s) : #PrixLitteraires2014, #Médicis

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