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Editeur : Fleuve Editions
Sortie : Juin 2014

 

Présentation


Ce matin de 1924, quand Rose Baker, sténo-dactylographe au commissariat du Lower East Side, lève les yeux de sa machine à écrire, elle est saisie par la beauté, l'élégance et le magnétisme de sa nouvelle collègue. Elle n'est pas la seule, car Odalie envoûte tout le monde sur son passage. Pour Rose, jeune femme sans éclat, marquée par la rigueur de son éducation religieuse, cette rencontre signe le début d'une nouvelle vie. Et les deux femmes, pourtant aux antipodes l'une de l'autre, deviennent vite inséparables.


Au contact d'Odalie, Rose perd ses repères, renie ses principes, découvre la grande vie et le monde interlope, celui des bars clandestins et des bootleggers. Mais bientôt, la fascination que Rose voue à son amie se meut en véritable obsession et les questions se bousculent : qui est vraiment Odalie ? D'où sort-elle tout cet argent qui lui permet de mener grand train ? Et pourquoi élude-t-elle toutes les questions sur son passé ?

Ces filles modernes sont admirables, en apparence. Cela, je le concède volontiers. Je sais qu'Odalie passe pour un personnage romantique, ses cheveux d'un noir soyeux auréolés du clair de lune, les perles de sa robe accrochant les rayons des étoiles. Or cette image n'est qu'un leurre. C'était elle qui connaissait les entrées secrètes et les mots de passe des speakeasies, mais c'était elle la pire aveugle. Son charme ensorcelant et son rire musical n'étaient que promesse de romance, illusion d'une vie de rêve. En vérité, Odalie ne possède pas la moindre fibre romantique et n'a que très peu de patience à l'égard des sentiments, quels qu'ils soient. Elle est le mirage reculant devant vous à mesure que vous vous enfoncez toujours plus loin dans le désert.
Non, entre Odalie et moi, c'est moi la romantique. Un vestige d'une époque oubliée. Le monde n'a plus de tolérance aujourd'hui pour la sensibilité féminine.

 

Avis

Les années 20, les scandaleuses années folles,

le Charleston et la prohibition.

Rose Baker, jeune femme simple et effacée, a été élevée par des sœurs dans un orphelinat, son sens moral est sans failles. Elle vit actuellement dans une pension de famille, dans une chambre qu’elle partage avec cette écervelée d’Hélène ; et même si ce n’est pas toujours facile elle ne peut se permettre mieux avec son petit salaire.

En effet elle est employée dans un commissariat de police, son job est de retranscrire les procès-verbaux lors des interrogatoires, une vie tranquille peut être même ennuyeuse mais cela lui convient très bien … tout du moins jusqu’au jour où Odalie entre dans sa vie.

 

Odalie Lazare est tout le contraire de Rose, femme affirmée et sophistiquée, est la nouvelle recrue du commissariat, son rire et ses yeux ensorcellent tous ces collègues, cette jeune femme mystérieuse sera l’objet de tous les regards et des rumeurs les plus improbables. La curiosité dont Rose fera preuve dès le début envers Odalie va vite se transformer en véritable admiration qui ne sera pas sans effets néfastes, sa naïveté ne lui rendra pas service et une fois les yeux ouverts il sera trop tard, prise au piège d’une femme habile … peut-être de son plein gré.

 

Ce qui m’a attiré en premier dans ce livre est la période historique dont il traite, la prohibition, les bootleggers, la liberté retrouvée après la guerre, et cette couverture magnifique.

L’auteure met en avant les différences homme/femme à travers le travail et la soi-disant sensibilité des femmes, le monde de la nuit et les trafiquants d’alcool. Les mœurs évoluent et l’émancipation des femmes n’est pas loin.

Un récit basé sur un attachement qui frise la fascination, la passion aveugle,  une femme pernicieuse qui joue le rôle de l’amie fidèle à la perfection et une « pauvresse » qui l’adule comme une déesse niant l’évidence en sachant ce qui risque d’arriver.

 

Ce qui m’a ennuyé par contre ce sont les continuels « mais nous y reviendrons » qui parsèment le récit, ça m’a un peu agacé, mais c’est probablement l’effet compte-goutte choisi par l’auteure pour distiller son intrigue. Mis à part ce point négatif je dois avouer avoir apprécié cette lecture car c’est un roman troublant cachant un thriller dont la fin dramatique a su me surprendre.

Tag(s) : #Livres, #Fleuve, #Rindell

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