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Présentation
Quand un grand spécialiste de l’islam dénonce les dérives du monde arabo-musulman actuel.
« Si le bel islam prêche le droit à l’indifférence et à la non-agression mutuelle, il faut croire que l’Homme, lui, est versatile, colérique et impétueux », constate Malek Chebel. A travers cinq études percutantes, il nous montre à quel point la faute et la transgression sont omniprésentes dans le monde musulman contemporain. Cet Inconscient de l’islam remonte aux racines de la religion et se nourrit de l’histoire des califes, pour mettre en évidence et éclairer la folie actuelle d’une partie de la communauté.
Guerre sainte détournée, exacerbation de la figure du kamikaze, violence symbolique de la relation mère-fils, censure des livres, immolation au nom d’une purification sacrée : cette immersion dans le monde complexe des interdits et de leur transgression interroge les liens entre religion, politique et liberté dans la doctrine musulmane.
Plaidoyer autorisé pour la mise à nu d’un inconscient longtemps nié et redouté, cet essai audacieux révèle les contradictions d’un islam aux prises avec le monde contemporain.

Avis
Sur la base de thèmes spécifiques, le harem, le kamikaze, les livres, Malek Chebel tente de nous donner quelques clés pour comprendre le modèle du musulman véhiculé par les intégristes, définie certaines paroles du texte sacré utilisées "à l'envers" et utilise une base historiques pour appuyer ses propos.
Le livre débute sur la femme en tant qu'épouse mais aussi la femme captive du harem, ce harem que les califes et autres gouverneurs ont peuplé grâce à une pseudo guerre sainte utilisant la volonté d'islamiser les païens pour s'arroger de nouvelles femmes.

La femme comme objectif de guerre n'est pas propre à l'islam.

Ainsi Malek Chebel nous explique "l'histoire" et l'évolution du harem, sa psychologie et son organisation pour démontrer au final que les femmes mêmes enfermées avaient un certain pouvoir et comptaient bien en jouer.

Y a-t-il vraiment eu une "guerre sainte", jusqu'à quelle époque a-t-elle duré et à quelle loi ou à quels référents théologiques se rattachait-elle? Car au terme du premier siècle de l'Hégire, les buts affichés de la guerre au bénéfice de Dieu, à savoir l'islamisation des tribus païennes, sont déjà détournés par les satrapes locaux, les despotes et les chefs de razzias. Les objectifs de la conversion à l'islam, pour vertueux qu'aient pu être naguère ses prédicats, se sont progressivement vidés de leur sens religieux. Aussi le projet spirituel initial s'est-il transformé en un simple festin céleste, avec ses récompenses ici-bas, ses objectifs de nombre et d'amélioration du pedigree de la classe au pouvoir.

Du coup on se rend compte que l'homme mélange la religion avec ses désirs propres.

Un autre point important: le kamikaze ! Il existe en effet des musulmans prêts à se sacrifier pour une idéologie qui n'est pas l'Islam.

L'islam est clair depuis le début, la notion de Salam (paix) apparaît dix-huit fois dans le texte sacré et a force de loi. C'est ce qui rend la figure du kamikaze, au prisme du nihilisme romantique des terroristes exaltés, si dérangeante - car tuer ou mourir au nom d'Allah, c'est encore une fois nier l'islam.

Malek Chebel n'apporte rien de nouveau dans ce court essai, des choses déjà dites et redites à propos de l'Islam, du contexte historique et actuel, mélange dans un chapitre le Jihad et une explication sur les contes des Mille et Une Nuits qui peut paraître curieux au premier abord. Le seul point intéressant est révélé dans le chapitre traitant du Ma(n)ternel, terme désignant à la fois la mante religieuse et le maternel en d'autres termes : la mère dévorante qui devient mère respectée qu'à la naissance d'un fils et qui acquière toute sa "puissance maternelle" qu'avec l'arrivée du rejeton, de la descendance tant attendue et expliquant ainsi l'importance donnée à l'homme. Je trouve cette théorie pas vraiment farfelue mais pas non plus exclusive au monde musulman, dans beaucoup d'autres cultures la naissance d'un fils et la protection abusive de la mère sur celui-ci est très marquée également.

En conclusion, cet essai n'apporte pas vraiment d'éléments nouveaux sur l'inconscient musulman, je dirais même qu'il est bien trop général et que les théories abordées pourraient s'appliquer à bien d'autres cultures et religions.

Tag(s) : #Essais, #CNRS, #Chebel

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