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Présentation
« 11 janvier 2015, 4 millions de Français défilèrent pour Charlie.
13 novembre 2015, l’islam radical tue plus de 130 personnes et fait plusieurs centaines de blessés : des vies volées, des destins brisés. Leur crime : être libres.
Renoncements, lâchetés et déni, la République a été frappée en plein cœur.
Que s’est-il donc passé, dans ce pays, pour que les coupables de janvier aient été perçus comme des victimes ? Pour que les défenseurs de la République soient montrés du doigt et sommés de se taire ? Pour que la laïcité soit abandonnée et le communautarisme triomphant ? Pour que le combat féministe oublie ses propres exigences ? Pour que l’école soit livrée à ceux qui la détruisent ? Pour que l’autorité  et l’ordre, enfin, soient regardés comme des valeurs d’hier – et, à ce titre, démodées et méprisables ?
On dirait que Marianne, désormais, dérange tout le monde.
Sera-t-elle, demain, lapidée ? »

Avis
Le nouvel essai de Lydia Guirous, ex porte-parole des Républicains, a de quoi réveiller les consciences. Cet ouvrage peut paraître au premier abord représenter un programme de droite et pourtant l'auteure parle avec amour d'un pays dont la société se délite, se fragmente, elle parle de son pays, du nôtre: La France, de l'amour et de la colère qu'il suscite, parfois même de l'incompréhension. Lydia Guirous refuse de laisser la France perdre ses racines, sa culture au profit des idées fanatiques de certains, de la politique inappropriée des autres, sans parler de ceux qui jouent les aveugles. Je trouve qu'avec cet essai, l'auteure devient la porte parole d'un peuple en colère, d'un peuple divisé dont certains membres répriment leurs avis sous couvert de tolérance.

L'ouvrage débute par un rappel du rôle de l'école dans l'éducation des enfants et adolescents, un système éducatif qui devient complaisant et critique l'idée de vouloir remplacer les notes par des smileys pour ne pas heurter la sensibilité des uns et ouvrir la voie à trop de compétition. C'est pourtant ces notes qui motivaient tous ces écoliers jusqu'à aujourd'hui et cela n'a pas engendré une 

génération de dépressifs. Elle pointe du doigt la "discrimination éducative" des certaines zones urbaines qui remplace aisément un texte d'un grand auteur par le texte d'une chanson à la mode. La culture prend un drôle de tournant et pas sûre que la nouvelle génération assimile les vraies valeurs.

Sa colère s'abat aussi sur le principe de laïcité qui varie selon les souhaits de chacun, sur l'égalité homme-femme, sur l'action du gouvernement face à un Islam radical, critique le rôle des féministes qui ne s'implique pas trop dans des sujets parfois fâcheux, ou encore de l'arrivée massive de migrants au sein d'un pays déjà fragilisé, un pays qui a déjà du mal à prendre en charge ses propres citoyens. Lydia Guirous vise d'ailleurs le terme de "migrant" utilisé à la fois pour des réfugiés politique et pour des clandestins "économiques", l'acquisition de la nationalité un peu trop facile. Autant de thèmes qui dérange et encore plus lorsqu'ils sont traités avec tant d'exacerbation. Et pourtant chacun peut se retrouver dans ses paroles, chacun a son opinion sur notre société, des opinions que l'on garde pour soi le plus souvent.

Voilà un essai remarquable qui a pour but de faire ouvrir les yeux de tous, citoyens ou gouvernants, simple ouvrier ou ministre chacun a voix au chapitre, chacun doit se soulever pour défendre les valeurs de la République.

Chaque citoyen qu'il soit chrétien, musulman ou juif voire athée, né français ou pas, a accepté la France comme son pays, a accepté la République et ses principes comme les siens. Chaque citoyen a le pouvoir de faire évoluer les choses dans l'intérêt de tous. Chacun a le pouvoir de stopper les amalgames, la discrimination et le racisme. 
Alors moi j'applaudis Lydia Guirous qui a osé dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

 

Tag(s) : #Essais, #Grasset, #Guirous

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