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Il était un fleuve - Diane Setterfield

Présentation
Une auberge au bord de la Tamise, par une nuit de solstice d'hiver au milieu du XIXe siècle. Les habitués sont regroupés autour de Joe le conteur lorsqu'un homme pousse la porte, gravement blessé, portant dans ses bras une petite noyée. L'homme s'appelle Henry Daunt, il habite la région et expérimente cette technique révolutionnaire : la photographie.

La fillette morte, personne ne sait son nom. Quelques heures plus tard, l'enfant pousse un soupir et revient miraculeusement à la vie. Doit-on parler de magie ou bien ce phénomène peut-il s'expliquer par la science ? Mais surtout : d'où vient cette miraculée ? Est-ce Amelia, la fille des Vaughan, enlevée deux ans plus tôt, Alice, la fille de Robin, le bâtard mulâtre des Armstrong, ou bien une petite gitane du camp à côté ? À moins qu'il ne s'agisse de la fille du batelier, Quietly, mort il y a quelques siècles, qui fait maintenant passer les âmes d'un coté à l'autre de la rivière... Pendant une année, Henry, avec l'aide de l'infirmière Rita Sunday, va suivre toutes les pistes. Au nouveau solstice d'hiver, bien des mystères seront levés.

Avis
XIXe siècle, sur les bords de la Tamise une auberge, le Swan, tenue par une famille aux nombreux enfants voit apparaître à ses portes un homme blessé portant une fillette dans ses bras et qui semble morte. On ne connaît pas son identité, elle constituera d'ailleurs le fil de l'intrigue sur lequel l'auteure va jouer tout le long du roman. Ainsi les différents personnages vont être examinés et par là c'est la nature humaine qui va être sondée; Rita, l'infirmière que l'on va appelé en urgence auprès de la fillette, la déclarant morte alors qu'elle reviendra à la vie quelques heures plus tard et Daunt, un photographe, vont tenter de percer le mystère autour de cette fillette de toutes celles qui ont disparu le long du fleuve depuis plusieurs années. Mais le personnage principal reste ce fleuve qui donnera toute sa puissance et son mystère au récit, sa brume inquiétante, ses abords glauques conférant aux bâtiments alentours une silhouette funeste.

Ce roman m'a attendri et révolté, certains personnages sont ignobles et d'autres font office de victime, n'y aurait-il pas un peu de Dickens dans cette histoire? Parfois quelques longueurs mais le dénouement est simplement superbe. J'y retrouve le style de Diane Setterfield qui avait su m’envoûter dans un précédent roman.

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