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L'amant - Kan Takahama et Marguerite Duras

Présentation
La narratrice, c'est l'autrice elle-même. Elle a 15 ans et vit en Indochine avec sa mère, veuve et ses deux frères. Pensionnaire dans un lycée pour étudier les mathématiques, elle ne rêve que de devenir écrivain. Sur le bac qui traverse le fleuve séparant son lycée de sa pension, elle fait la connaissance d'un riche chinois. Ils tombent éperdument amoureux et commencent une relation faite d'amour et d'argent qui durera un an et demi durant lequel ils se verront régulièrement.
Marguerite devra faire face à la honte, la peur, la jalousie et parvenir à trouver sa place au sein d'une famille où il est difficile de s'imposer.

Avis
Paris 1982. Marguerite Duras est une femme marquée par l'alcool et déjà la vieillesse qui marque ce visage relevé d'un col roulé. Un homme l'interpelle dans la rue et lui avoue avoir lu et aimé tous ses livres, qu'elle était belle mais qu'elle l'est encore plus aujourd'hui. En rentrant chez elle, elle pense à sa vie, les réussites et les échecs, ses écrits notamment celui qui la replonge dans l'année de ses quinze ans.
Sa famille par un mauvais coup du sort est ruinée, elle est pauvre et se rend dans une pension d'Etat à Saïgon. C'est en traversant le Mékong qu'elle fait la connaissance d'un jeune homme chinois aperçu quelques minutes avant dans une voiture de luxe. Elle pense à tout cet argent lui permettant ce luxe, habits, voiture.... Il propose de l'accompagner à la pension, leur histoire débute ici.

Un chef d’œuvre de la littérature française magnifiquement adapté en BD par une mangaka reconnue. Un adaptation qui prend davantage en compte les émois et questionnements de cette jeune fille de quinze ans, mis en image par un trait fin. J'ai été surprise par l'intensité des expressions et cet merveilleuse impression de regarder un manga. Les souvenirs sont teintés de mélancolie, des personnages pas spécialement beaux mais neutres enveloppés dans ce désir si intense. J'ai beaucoup aimé me plonger dans cette époque où les bonnes mœurs dirigent encore la société, où une jeune fille est obligée de s'exiler parce qu'elle s'est donné à un homme hors mariage et à un chinois de surcroît (l'Indochine des années 30).
On retrouve Marguerite quelques années plus tard alors qu'elle reçoit un coup de fil qui va l'émouvoir, l'appel d'un homme qui l'a laissé partir pour se marier à une autre, l'appel d'un amour qui ne s'est jamais éteint.

 

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