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District 9 de Neill Blomkamp


District 9 est à ranger dans la catégorie science fiction, à la fois film et sorte de documentaire, le titre fait référence au District 6 de Cape Town connu pour le déplacement forcé de nombreux habitants au cours des années 1970 par le régime de l’apartheid.  L’histoire se déroule à Johannesburg quand d’autres du même genre se passent forcément aux Etats-Unis ce qui est déjà un bon point.

Les aliens ne sont là pour détruire toute forme de vie sur notre chère Terre mais essaie désespérément de repartir chez eux en fait ils sont juste tombés en panne de vaisseau en 1980, les pauvres sont donc parqués, domestiqués en fin de compte enfermés dans un espace clôt et sécurisé, le District 9, une zone de non-droit, un véritable bidonville ; chose encore plus bizarre est qu’ils sont identifiés par un nom et un prénom anglophone. Le problème qui se pose est que ces aliens sont devenus ingérables, le service gouvernemental chargé de gérer ce nouveau peuple veut les placés dans une zone bien plus contrôlée à l’extérieur de la ville.

La majeure partie du film est sous forme de documentaire, en effet une chaîne de télévision va suivre  le responsable de leur évacuation, Vikus Van der Merve,  sera victime d’une mutation génétique dû à un liquide étrange, il sera alors traqué par les autorités pour les possibilités militaires dont il peut faire l’objet (les armes des aliens ne sont utilisables que par les aliens).
Vikus sera donc contraint de se réfugier dans le camp des aliens, il « sympathisera » avec l’un d’eux nommé Christopher Johnson pour se sortir de se pétrin (essayer de redevenir humain « entièrement »).

Ce film est assez déroutant car il met en scène deux peuples entre lesquels il est question de racisme, étonnant symbole que cette histoire de ségrégation dans le pays de l’apartheid. Il est intéressant de voir la conception du film, concept de faux documentaire, dans lequel des habitants de Johannesburg témoignent devant la caméra de leur quotidien au côté des aliens.
Assez captivant quant à la déroute de Vikus se transformant lentement en alien et assez prenant quant à l’espoir des aliens de rentrer chez eux. D’un côté ces extraterrestres prisonniers des humains, de l’autre des humains désireux de se débarrasser de ces mêmes aliens sans pour autant leur donner un coup de mains afin qu’ils puissent rentrer chez eux ; alors que, cela dit en passant et chose assez étrange, ils se comprennent parfaitement alors qu’ils parlent deux langages différents, ça donne une assez piètre opinion de nous-mêmes.

J’ai été très enthousiaste en allant voir ce film en pensant voir quelque chose de nouveau, hors ce qui s’y passe on le connait déjà, alors si dans ce futur (proche ou pas) il est encore question de racisme ce ne sera finalement qu’un présent continuel.
A voir tout de même pour comprendre ce qu’est le rejet, et aussi parce que c’est le seul film où on nous montre des extraterrestres qui n’ont pas pris le dessus sur les humains et finalement qu’on arrive à plaindre.

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