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L’hôtel hanté - Wilkie Collins

Quatrième de couverture

 

Fiancée humiliée, veuve manipulatrice et soumise évoluant dans une famille en apparence respectueuse des usages de la haute société victorienne... Qui est vraiment la comtesse de Narona ? Une intrigante prête à tout pour toucher une prime d'assurance sur la vie de son époux, ou bien la victime de craintes superstitieuses sur laquelle le destin semble s'acharner ? Entre Londres et Venise, Collins campe des personnages facettes multiples et complexes qui seront consciemment ou non, les complices d'une mort naturelle qui ne tardera pas à être suspecte. Un des grands romans de Wilkie Collins !

 
Wilkie Collins (Londres, 1824-1889) est incontestablement, dans la littérature victorienne, le maître de la déduction littéraire. Ses œuvres essentielles (Armadale, La dame en blanc, Pierre de lune...) sont toutes parsemées d'emprunts aux faits criminels, son talent s'épanouissant dans des intrigues d'une grande complexité, mais aussi dans la maîtrise et la finesse de ses portraits psychologiques.

 

 

Avis

 

Premier roman de Wilkie Collins lu dans le cadre du Challenge « English Classics », l’hôtel hanté est un roman à la fois psychologique et fantastique, où se mêle intrigues et crimes.

 

On entre dans ce roman par la porte d’un médecin que la comtesse Norona est partie consulté dans le cadre de ses peurs obsédantes, elle pense être devenue folle. Le médecin l’examine et ne détecte rien, il lui pose alors la question : pourquoi pense t’elle être folle ?  La comtesse lui raconte qu’elle va bientôt se marier avec un homme, lord Montbarry,  qui était déjà fiancé avant de lui demander sa main, un jour elle rencontre l’ex-fiancée et là la comtesse ressent un malaise vis-à-vis de cette femme si gentille sans aucun ressentiment, elle croise son regard et là elle se fige persuadée qu’un malheur va arrivé.

 

Quittant sa « malade » le médecin se rend à son club où il pose certaines questions aux différents membres pour connaître le tenant de l’histoire, et c’est des dizaines de ragots qui vont s’enchaîner sur le compte de la comtesse Norona, mais le futur mari n’est pas en reste puisque toute sa famille lui tourne le dos pour avoir abandonné Agnès son ex-fiancée et aussi cousine.

 

Un mariage et une lune de miel à Venise ou le marié va mourir d’une bronchite, c’est en tout cas ce que les médecins ont constatés. Mais c’est également la disparition du courrier Ferraris qui va mener à la vérité.

 

Là où le fantastique entre en scène est lorsque que le palais, où le lord Montbarry est mort, est transformé en hôtel et où tous les membres de sa famille ressente des troubles différents une fois entré dans la chambre du défunt.

 

Beaucoup de questions dès le début de l’histoire alors on s’accroche surtout que le style est assez clair pour lire rapidement,  des personnages au caractère bien différents qui résigné, introverti, sage ou bien aventurier nous baladent entre Londres et Venise.

Des actions savamment dosées qui entraine le lecteur vers un dénouement heureux certes mais original voire inattendue.

Une lecture passionnante car l’auteur ne laisse pas le lecteur s’endormir, des interrogations fusent à chaque pages, un va-et-vient entre deux personnages la comtesse Norona, que tout le monde déteste, et Agnès Lockwood, qui se fait largement plaindre par son entourage, jeune femme bafouée. Très bon roman excepté ces petites phrases en fin de chapitre qui annonce la suite, un style qui a peut être fait des admirateurs au temps jadis mais qui, je pense, est superflus aujourd’hui.

 

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