1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 12:13

 

Lacks 2Présentation de l'éditeur

 

 

Elle s’appelait Henrietta Lacks, mais les savants n’ont retenu de son nom que deux syllabes : HeLa. Elle travaillait dans les champs de tabac du Sud des États-Unis où besognaient ses ancêtres esclaves, mais ses cellules, prélevées à son insu, sont devenues l’un des outils les plus précieux de la médecine moderne. Emportée par un cancer foudroyant, en 1951, à l’âge de 31 ans, elle a contribué sans le savoir à la mise au point du vaccin contre la polio, au décryptage des tumeurs et des virus, à la mesure des effets de la bombe atomique, et à des avancées telles que la fécondation in vitro, le clonage ou la thérapie génique.

 

À travers l’histoire de cette femme et de ses proches, Rebecca Skloot nous invite à réfléchir aux enjeux éthiques, financiers et sociaux de la recherche médicale. Récit bouleversant, saga familiale, document historique et objet littéraire : ce livre étonnant aborde des questions simples, à la portée vertigineuse, auxquelles nul ne peut échapper. Qu’attendons-nous de nos médecins ? À qui appartiennent nos cellules ? Quelle place tient l’être humain dans un laboratoire ? De l’âme ou de nos cellules, qu’est-ce qui est immortel ?

 

« La plupart des textes à vocation scientifique s’en tiennent aux faits. Le livre de Rebecca Skloot est bien plus profond, plus courageux, plus beau… » The New York Time Sunday Book Review

 

 

 

Avis

 

C’est l’histoire d’Henrietta Lacks, une jeune femme noire américaine travaillant dans les champs de tabac et dont le cancer de l’utérus a permis des découvertes scientifiques majeures. Ce sont ses cellules mises en cultures sous le nom de HeLa qui ont survécues et ont permis de nombreux essais de médicaments et ont permis de comprendre les mutations des bactéries et autres virus.

 

C’est en 1951, que les médecins de l’hôpital John Hopkins de Baltimore découvrent la tumeur maligne d’Henrietta Lacks, elle a 31 ans et se plaint d’un nœud dans le ventre. C’est ce nœud qui va la tuer et la rendre immortelle. Immortelle par ses cellules, les premières qui survivront à une mise en culture et qui permettront d’établir notamment un vaccin contre la polio, mais aussi nombres de découvertes dans le domaine bactériologique, de la génétique, cancérologique, les techniques de laboratoire....

 

C’est donc de sa vie et de celle des siens (surtout de ses enfants et petits enfants) dont il est question dans ce livre, comment ils ont pris conscience et appris à accepter l’immortalité d’une des leurs et le fait qu’une partie d’Henrietta ai pu être prélevé sans son accord.

 

Mi roman, mi document scientifique, ce livre aborde tous les sujets : la science, les scientifiques et leur soif de découverte, la ségrégation, les esclaves travaillant les champs de tabac, les mariages consanguins, les méthodes de soins contre le cancer des années 50, les bénéfices tirés de ces cellules HeLa alors que la famille Lacks vit toujours dans une extrême pauvreté.

On n’y trouve aucune description trop scientifique qui pourrait rebuter certains, des mots simples et une envie de partager une vie d’exception avec le plus grand nombre. Agréable à lire, légèrement instructif (car on n’entre pas dans les détails de la recherche), une vie romancée qui ne laisse pas indemne et un constat amère : mises en culture ce sont les cellules cancéreuses qui se régénèrent alors que les cellules saines, elles, meurent.

 

 

Lecture en partenariat. Merci à Blog-o-Book et aux Editions Calmann-Lévy

 

Lacks

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