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Le portrait de Mr. W.H. - Oscar Wilde

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Quatrième de couverture

 

"Qui se cache derrière les initiales W. H. dans la dédicace des célèbres Sonnets de William Shakespeare ? Un généreux mécène, un ami imprimeur, un jeune et séduisant acteur ou Shakespeare lui-même ? Pour Oscar Wilde, c'est sans aucun doute Willie Hugues, un acteur spécialisé dans les rôles féminins qui fascina le Barde...

Passionné par le mystère de Mr. W. H., Oscar Wilde se lance dans une enquête érudite et troublante sur le monde du théâtre élisabéthain."

 

Avis

 

Lire une théorie littéraire est assez difficile, quand en plus les sonnets de Shakespeare sont mentionnés à tout bout de champs c’est encore plus difficile mais l’attrait du dénouement, du point final entraine le lecteur jusqu’à la dernière page, non sans moult bâillements et désirs d’abandon !

La nouvelle « Le portrait de Mr. W. H. » aurait pu s’intituler « Qui est Mr. W. H. » car c’est bien de cela qu’il est question, au fil de ces 140 pages Oscar Wilde échafaude des hypothèses à propos des sonnets de Shakespeare, analyses des situations pour arriver à démêler le vrai du faux, une véritable enquête mais surtout recherche qui peut bien être ce Mr. W. H. !!

On suit son analyse de la société théâtrale élisabéthaine avec ses nombreux travers comme le fait que la Reine ait autorisé l’enlèvement de jeunes garçons à la voix claire qui pouvait la distraire lors de spectacle, c’est assez curieux et malsain.

 

Les Sonnets de Shakespeare sont introduits par la dédicace « Au seul générateur des Sonnets que voici Mr. W.H. félicité et cette éternité que promet notre poète à jamais vivant sont souhaitées par le bienveillant aventureux divulgateur T.T. » null

 

On rencontre d’abord un ami du narrateur, Erskine qui détient le portrait d’un jeune homme qu’un de ses amis lui a légué après son suicide, Cyril Graham, obsédé par l’histoire des Sonnets de Shakespeare et par ce W. H. si mystérieux.

Les spéculations d’Oscar Wilde se développe autour des sonnets et surtout du mystérieux inspirateur de Shakespeare jusqu’à conclure sur une « vérité » logique pour lui. Cela-dit toute son analyse le conduit vers un seul homme : un comédien du nom de Willie Hughes et il écrit d’ailleurs :

 

En Willie Hughes, Shakespeare trouva non seulement un instrument d’une extraordinaire finesse pour la présentation de son art, mais aussi l’incarnation visible de son idéal de la beauté, et il n’est pas exagéré de dire qu’envers de jeune comédien, dont les ternes chroniqueurs du temps oublièrent de citer même le nom, le mouvement romantique dans la littérature anglaise a une dette considérable.

 

Que dire de plus ? Rien. Facile de se laisser convaincre par ses « preuves », lui qui entretien aussi un jeu trouble autour de l’amour et des déviances sexuelles, mais notre bon sens nous met en alerte !

Difficile à suivre de temps en temps alors il faut s’accrocher mais le jeu en vaut la chandelle car on réellement transporté à cette époque victorienne où on s’avait si bien manié l’ambigüité !!!

   

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K

Il m'a aussi fallu m'accrocher mais au final, ça m'a beauocup plu. Disons que j'ai dû sortir les VO pour m'en sortir avec les interprétations de Wilde!


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S


C'est vrai court mais ardu car les sonnets au milieu rendent le tout plus complexe!