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Un mensonge sur mon père - John Burnside

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Quatrième de couverture

 

Mon père a passé sa vie à dire des mensonges et, parce que je ne savais pas faire autrement, je les ai répétés. Mon monde était un tissu de mensonges, grands et petits, sur tout.

L’infarctus qui l’a emporté l’a surpris au pub à Corby entre le bar et le distributeur de cigarettes. C’était un enfant trouvé, un fabulateur, un buveur morose et menaçant à la main leste, il n’avait pas revu son fils depuis des années.

L’extraordinaire histoire de cette relation manquée est aussi l’évocation d’une enfance perdue et saccagée. C’est aussi l’histoire du monde du père, un monde où les hommes se définissaient par les quantités d’alcool qu’ils pouvaient boire et le degré de souffrance auquel ils pouvaient résister. Des hommes construits sur la culpabilité et le machisme. Symbole de tout ce qui n’allait pas, John était devenu le destinataire de la haine de soi paternelle sous la forme d’une violence furieuse et, pire, d’une humiliation mesquine et cruelle. Il a appris à mentir à son père, puis plus tard sur son père.

Poussant le langage à ses limites, voici un texte inoubliable sur deux hommes perdus : le père et le fils. Sur la façon de pardonner sans rien oublier.

 

 

Avis

 

Roman autobiographique de l’écrivain qui fait référence à un mensonge né d’une honte. Le titre est déjà évocateur d’un mal-être, mais le roman et son écriture est bien plus ; c’est le roman d’un enfant racontant son père, ce père qu’il n’a pas vraiment eu, une présence physique qui remplace un lien.

L’histoire se situe  à une époque difficile, où les mines en tout genre tournaient à plein régime, où les hommes étaient usés dès 40 ans ressemblant presque à des vieillards et où l’alcool était un refuge.

L’auteur se livre, il y décrit ses sentiments, décrit les siens (ses parents, sa sœur, et ceux qui n’ont pas survécus), explore ses fantômes et nous entraine au sein de cette famille sur le point d’exploser et dont le père est le détonateur.

 

C’est lors d’un voyage que John, aidant un auto-stoppeur qui le met face à son passé, qu’il ment comme l’a toujours fait son père alcoolique invétéré.

Ce père dont la vie n’a pas été rose, abandonnée devant la porte d’une maison lorsqu’il était bébé, il lui semble donc qu’il n’a aucune origine, il s’invente donc une vie construite sur des mensonges. John devient le souffre-douleur. John va chercher à s’éloigner de lui, après la mort de sa mère, mais n’a réussi qu’à lui ressembler.

Ses sentiments sont contradictoire, il ne sait pas s’il doit aimer ce père ou le détester, s’il pourra un jour lui pardonner mais surtout arrivera t-il à savoir qui il est réellement, pourquoi il a préférer vivre « loin » des siens, cherchant continuellement à fuir quelque chose, passant son temps dans des pubs et rentrant ivre !

 

Une impression de profonde tristesse se dégage de ce roman, un drame familial pourtant avec son écriture sobre l’auteur ne rentre pas dans le patho et le roman en ressort bien plus beau !

 

Un très beau roman à lire et faire découvrir.

  

 

Merci à BOB et aux éditions Points

 

 

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Commenter cet article

silvi 20/06/2010 19:13


sûrement un beau roman, mais il semble assez sombre...


Stemilou 23/06/2010 19:55



sombre mais trise surtout triste parce que le père et le fils ne se sont jamais vraiment trouvés et aimés