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D'abord attirée par sa couverture, BD s'est avérée être aussi fascinante que déroutante. On suit Antoine, 15 ans, pendant l’été 1967, au moment où tout bascule : une rencontre, une disparition, une jeune fille troublante, un climat d’espionnage et de mystère qui semble s’inviter dans son quotidien.
Ce que j’ai aimé dans cette BD, c’est surtout l’atmosphère très particulière qui s’en dégage. Pendant toute la lecture, j’ai ressenti une forme de malaise, quelque chose d’étrange qui plane sans qu’on sache vraiment pourquoi. On avance dans le récit en se posant beaucoup de questions, sans toujours réussir à distinguer ce qui est réel, ce qui tient du souvenir ou ce qui nous échappe complètement. J’ai trouvé cela parfois déroutant, mais aussi très accrocheur, parce que cette part de flou donne justement envie de continuer pour essayer de comprendre.
Le récit reprend les codes de l’espionnage, mais il parle aussi très bien de l’adolescence. Derrière le mystère et l’enquête, on trouve aussi les premières émotions, la relation au père, les doutes et ce moment de la vie où tout semble plus intense. Cela donne une BD à la fois intrigante et intime, avec une atmosphère vraiment à part.
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Le dessin d’Alexandre Clérisse peut surprendre au début. Les couleurs sont très vives et le style est vraiment particulier, donc il faut un petit temps d’adaptation. Mais au fil des pages, j’ai trouvé que cela collait très bien à l’histoire. Ce choix graphique renforce le côté étrange du récit et lui donne une atmosphère très forte.
Au final, L’Été Diabolik est une lecture originale, troublante et audacieuse. Tout ne se laisse pas saisir du premier coup, et c’est justement ce qui en fait l’intérêt. Entre roman graphique, récit d’apprentissage et thriller pop, cette BD propose une expérience de lecture singulière, parfois étrange, souvent captivante, et visuellement impossible à oublier.