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En 1907, à Paris, Albert Soleilland, est accusé d’avoir assassiné et violé sa petite voisine de 11 ans, Marthe Erbelding. Le crime choque profondément l’opinion publique notamment lors des obsèques et du procès. Les journaux ont largement contribué à cette situation, c’est la course au scoop, à qui fera la plus grande une, des titres racoleurs et des crieurs de journaux qui annoncent l’évolution de l’affaire en pleine rue. Il faut dire que l’on est à une époque où la presse devient toute puissante, de grands groupes se créent multipliant les tirages.
C’est ainsi que l’affaire se popularise, devient de plus en plus dramatique, la presse dévoile des détails sordides, et fait de l’accusé un monstre sans pitié et de l’enfant un être innocent que tous devaient protéger. De plus en dévoilant ainsi l’affaire, la presse crée un sentiment d’insécurité. Car un autre débat fait rage au sein des politiques : l’abolition de la peine de mort.
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Nous suivons cette affaire aux côtés de Valentin, jeune reporter ambitieux qui vient de se marier, il veut obtenir le plus de détails possibles pour vendre le plus possibles. Les illustrations sont magnifiques, une plongée dans la Belle Epoque avec ces couleurs vibrantes et dynamiques. Le scénario est fluide, l’histoire racontée avec justesse, pas de surplus mais un agréable petit trait d’humour de temps en temps.
Les Crieurs du crime est une bande dessinée critique de la presse de l’époque (même si aujourd’hui c’est probablement bien pire). Elle permet de découvrir la naissance de la presse à sensation, et la manipulation de l’opinion publique.
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Présentation de l'éditeur
Le 31 janvier 1907, Marthe Erbelding, 11 ans, disparaît. Albert Soleilland reconnaît le crime. À l'enterrement puis au procès, l'émotion populaire est vive. L'affaire fait la une des journaux. Les reporters enquêtent. Symptomatique des débats politiques de l'époque, ce fait divers joua un rôle majeur dans le débat sur l'abolition de la peine de mort.