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Plus loin qu’ailleurs - Christophe Chabouté

Cet album, teinté de mélancolie, retrace le rêve d’un employé de nuit : celui de tout quitter pour l’Alaska, un ailleurs radicalement opposé à son quotidien. Mais, contraint de renoncer à ce départ, son voyage prendra une autre forme. Au lieu des grands espaces sauvages, il explore les rues de sa propre ville en plein jour, redécouvrant un décor familier sous un angle inattendu. La nuit, les rues désertes résonnent de ses pas étouffés, tandis qu’au jour elles bourdonnent d’un tumulte continu.

Oubliant les nuits à la belle étoile, il prend une chambre dans l’hôtel d’en face, une façon de partir sans quitter son quartier. De ses journées de déambulation naît une forme de poésie, où le quotidien se trouve soudain sublimé. La narration, brève et fluide, s’efface pour laisser les dessins s’exprimer et révéler une poésie intérieure. Le dessin en noir et blanc met en valeur des objets simples, des ambiances, des textures… puis, soudain, une touche de couleur surgit pour magnifier l’instant.

J’ai trouvé ce récit très introspectif, peut-être même un peu trop. Il n’est pas parti, pourtant, le voyage avait sa beauté, nourrie de silence et d’observations.

Présentation de l'éditeur

Partir en restant 

L’Alaska, la dernière frontière... Cette contrée sauvage et hostile, le rêve de chaque aventurier voyageur... J’ai rêvé de partir au bout du monde, arpenter ses grands espaces. Mais j’ai été contraint de rester
Alors je suis parti en restant... J’ai attrapé des poissons trompettes, des canards striés et des lièvres à écharpes. J’ai pisté les traces et les empreintes de la faune locale. J’ai réussi à piéger un gibier inconnu.
J’ai dompté un ours malgré une désinsertion partielle de l’extrémité astragalienne du faisceau péronéo-astragalien antérieur. J’ai vu tout ce qu’ils ne regardent plus, écouté et voyagé avec la musique d’un joli mot. Observé une chaise, prêté l’oreille à la couleur du son.
J’ai valsé avec le futile et l’insignifiant, reconsidéré le négligeable... J’ai exploré et consigné les us et coutumes de cette contrée qui m’était si inconnue : le coin de ma rue...

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