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Les Piliers de la Terre – Tome 1 : Le Rêveur de cathédrales et Tome 2 : Le Feu de Dieu

Les Piliers de la Terre – Tome 1 : Le Rêveur de cathédrales et Tome 2 : Le Feu de Dieu adaptent en bande dessinée le grand roman historique de Ken Follett, scénarisée par Didier Alcante et dessinée par Steven Dupré.

Dans le tome 1, nous sommes plongés dans l’Angleterre du XIIe siècle, un royaume fragilisé par les luttes de pouvoir, la famine et la misère. Tom, maître bâtisseur sans travail, rêve de construire un jour une cathédrale grandiose. Mais avant que ce rêve puisse prendre forme, il traverse une terrible épreuve : la mort de son épouse, la faim, l’errance, puis la rencontre avec Ellen, femme indépendante vivant dans la forêt avec son fils Jack.

Dans le tome 2, Tom, Ellen et les enfants poursuivent leur route dans un monde toujours aussi brutal. Leur arrivée à Kingsbridge marque un tournant : l’église est ravagée par un incendie, ouvrant la possibilité d’un nouveau chantier. Pour Tom, ce drame devient paradoxalement l’occasion de donner corps à son rêve de bâtisseur. Le récit gagne alors en intensité autour de la communauté religieuse, des rivalités de pouvoir et de la reconstruction, qui annonce la future cathédrale.

J’ai trouvé cette adaptation agréable à lire. Les dessins donnent vie à des décors médiévaux : les forêts froides, les villages misérables, les monastères, les chantiers et les bâtiments religieux qui installent à eux seuls une certaine ambiance. On sent bien la rudesse de l’époque, la précarité des personnages et le poids écrasant de la religion et des rapports de force. 

Mon principal bémol concerne le rythme de l’adaptation car pour adapté une telle fresque en BD, tout est nécessairement plus condensé. Cela rend la lecture fluide, mais aussi parfois un peu rapide. Ceux qui connaissent déjà l’œuvre originale risquent donc de ressentir un manque : la densité psychologique et romanesque est réduite au profit de l’efficacité narrative.

Malgré cela, ces deux premiers tomes restent une adaptation immersive. Ils donnent envie de suivre la suite de la construction de Kingsbridge et de voir comment la BD traitera les grandes tensions humaines, politiques et religieuses du roman. Une lecture plaisante, visuellement soignée, mais forcément plus resserrée que l’œuvre monumentale dont elle est issue.

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