Prix des lecteurs Livre de Poche 2009
Sélection Avril
Résumé :
1288, Al Iskandarïyah, Égypte. Un marchand récupère la lourde besace d'un voyageur agonisant. Il n'en percera jamais le secret et ignore qu'il vient de signer son arrêt de mort. Il est égorgé alors qu'il tente de vendre le sac à un intermédiaire, celui du comte Aimery de Mortagne.
1307, abbaye de femmes des Clairets, France. La très jeune mère abbesse des Clairets, Plaisance de Champlois, doit faire face à la fronde de son chapitre. À la tête de celle-ci, la grande prieure, Hucdeline de Valézan, protégée par son frère, monseigneur Jean, ombre trouble de Rome. Une jeune moniale, Angélique, est découverte étranglée. Sans doute parce qu'elle ressemble beaucoup à l'une de ses sœurs, Marie-Gillette d'Andremont, qui a fui l'Espagne après l'assassinat de son amant.
D'autres meurtres surviennent. Se peut-il que le - ou les - meurtrier soit le même que celui de l'amant de Marie-Gillette ? Ou bien faut-il se tourner vers l'une des anciennes prostituées recueillies par l'abbaye ? Ou encore vers l'un des lépreux du comte de Mortagne que l'abbaye a été contrainte d'accueillir ?
Mais quel est donc le rôle exact du comte de Mortagne, qui survient très à propos en l'abbaye ? Qu'y cherche-t-il au juste ? La mystérieuse besace que convoitent tant de personnes, dont monseigneur Jean ?
Avis
Thriller médiéval, Monestarium de déroule au 13ème siècle. L’intrigue bien ficelée, parfois un peu compliquée, se rapporte à l’atmosphère angoissante de l’Abbaye des Clairets et à un sac mystérieux source de pénitence.
Le roman est très détaillé tant au niveau du langage des personnages qu’au niveau des traditions et de la société de cette époque, ce qui permet de se plonger littéralement dans le Moyen-âge. Certains trouveront peut-être que les renvois et autres notes sont nombreux mais sans cela nous serions complètement perdus dans ce foisonnement de noms, de dates, de vocabulaire…
Autre point intéressant et que j’ai beaucoup aimé est la couverture qui fait référence à un tableau de Max Gabriel « The nun in the cloister garden » de 1869.