Prix des lecteurs Livre de Poche 2009
Sélection Mai
Quatrième de couverture
Je jetai un coup d’œil au groupe de policiers. Ils étaient là pour me voir, moi, un avocat de la défense, face à un meurtre qui ne serait pas pour moi une simple affaire criminelle, car la victime, cette fois, était ma propre chair, mon propre sang.
Je savais ce qu’ils attendaient, et je baissai de nouveau les yeux sur ces ossements pâles. Mais rien dans mon regard ni mon corps ne me trahit, ce dont je me félicitai.
Parce que ce que j’éprouvais, en vérité, c’était le retour d’une longue et patiente rage et la ferme conviction que c’était dans la mort que mon père me paraissait le plus humain
Commentaire
Les ingrédients :
- Meurtre
- Histoire de famille compliquée : mort de la mère, disparition du père, tentatives de suicide de la sœur (qui fait un excellent suspect)
- personnages tourmentés
- Intrigue, Suspense et rebondissements = un polar
Le personnage principal, Jackson Workman Pickens, alias Work, est avocat, il suit les traces de son père disparu voilà quelques mois le soir même où sa mère meure, assez troublant comme début.
Son père est retrouvé mort, 18 mois après sa disparition, tué de deux balles en pleine tête, pour les amateurs de polar cela se transforme en « règlement de compte », effectivement nombre de personnes ont des raisons de souhaiter sa mort à commencer par sa propre fille. C’est pour protéger sa sœur que Work va faire disparaître l’arme du crime car il est persuadé de la culpabilité de sa sœur, malheureusement les soupçons de la police vont vite se diriger sur lui.
Les motifs ne manquent pas : gros héritage, père avocat réputé mais aussi malhonnête et menteur. Ce roman est un bon polar même si le héros manque un peu de subtilité, soit disant avocat réputé mais tellement naïf. Peut être est-ce du à sa vie passée, qui va l’influencer dans son enquête. L’entrée dans le roman se fait pour le moins facilement puisque que l’on pénètre directement dans le vif du sujet : le meurtre du père, pas besoin d’attendre une vingtaine de pages. Le seul inconvénient de l’écriture est l’emploi de la première personne « je » qui brouille un peu, on a l’impression d’écouter quelqu’un de barbant.
Le Roi des mensonges a remporté le Gunshoe Award du premier roman.